|


|

|
Article
|

|
|
|

|
|
| Secteur : Autres |
| Ref : |
| Sucre |
|
Dossier Sucre : Prévision d’exportation estimée à plus de 14.000 tonnes : La filière sucrière malgache remonte lentement la pente
|
|
|
14/04/2006 |
|
| Sucre (Madagascar) |
|
La filière « sucre » malgache est dominée par deux entreprises publiques : la SIRAMA (Siramamy Malagasy) et la SUCOMA – Sucrerie Complant de MAdagascar (ex-SIRANALA). Ces sucreries achètent 20% de leurs besoins auprès des planteurs et le reste est fourni par leurs propres plantations.
La SIRANALA est en location – gérance depuis octobre 1997 par la firme chinoise SUCOMA. Cette société dispose d’un complexe sucrier situé dans la plaine de Morondava.
Depuis la reprise de SIRANALA par SUCOMA, la production de Morondava s’est améliorée de 4.000 tonnes elle a atteint 16.536 tonnes, en 2005. Actuellement, sa capacité de production est de 20.000 tonnes/an de sucre. La SUCOMA produit du sucre blanc export (quota ACP) et du sucre blanc pour le marché local.
La SIRAMA regroupe, quant à elle, quatre complexes sucriers (Ambilobe, Namakia, Nosy Be et Brickaville) d’une capacité de production annuelle nominale de 119.000 tonnes de sucre, 100.000 hl d’alcool pur et 400 tonnes de levure. L’activité de levurerie ne fonctionne plus depuis 1988 pour non respect des normes de qualité. Ces établissements faisaient partie de la SOSUMAV, qui a été nationalisée.
En 1987, ces sucreries furent fusionnées et gérées par la société SIRAMA. Des problèmes de gestion ont entraîné les difficultés de cette société ; ne pouvant plus ni investir, ni entretenir les plantations, la production n’a cessé de chuter depuis 1998. La privatisation de cette société a débuté en 1998, mais retardée à cause de la location gérance de la SIRAMA par deux sociétés, mauricienne et française. On envisage cette privatisation à l’expiration des contrats de gestion cette année 2007.
La SIRAMA produit différentes qualités de sucre suivant les unités : Ambilobe (Nord-Ouest) produit du sucre roux pour le marché américain et local ; l’usine de Nosy Be produit du sucre roux pour le marché local, Namakia (Ouest) produit du sucre blanc (export et local) et du blond. Le sucre export est destiné au marché européen. Enfin, l’unité de Brickaville (Est) produit du sucre blond pour le marché local.
Ces dernières années, la SIRAMA a produit moins de 20.000 tonnes de sucre par an.
Si la capacité optimale des deux sociétés réunies est de 140.000 tonnes, elles ne produisent que 18,75% de leur capacité.
La production nationale de sucre n’a cesse de diminuer depuis 2000 (65 803 tonnes à 24 700 tonnes en 2005).
La consommation nationale de sucre a nettement diminué au cours des dernières années, du fait d’un faible pouvoir d’achat des ménages ; cette consommation est estimée à 7,13 kg/habitant/an en 2005-2006.
Les productions artisanales de sucre « Siramamy Gasy » représentent environ 10% de la production des industries sucrières locales. La seule demande industrielle représente 10.000 tonnes par an et n’est pas satisfaite.
Dans le cadre du Protocole Sucre figurant dans la Convention de Lomé, Madagascar dispose d’un quota de 10.760 t/an de sucre avec l’UE ; il se voit également attribuer un quota de 7.258 t/an de sucre roux vers les Etats Unis (USA), un quota de 2.500 t au titre du Sucre Préférentiel Spécial (SPS), un quota de 4.200 t. dans le cadre de l’Initiative Tout Sauf les Armes (TSA).
Sur le marché international, Madagascar écoule surtout du sucre roux et un peu de sucre blanc. La qualité est hétérogène selon les unités de production. En 2002, seule la SUCOMA a exporté 3.225 t. à destination de l’Union Européenne.
Les quotas USA, SPS et TSA ne sont pas obligatoires et sont réalloués annuellement, en cas de défaillance ; par contre ceux de l’UE risquent d’être réaffectés en faveur d’autres pays, s’ils ne sont pas honorés. De ce fait, Madagascar exporte pour conserver son quota et importe pour combler le déficit de sucre sur le marché local. Les importations sont passées de 32.000 tonnes en 2003 à 109.000 tonnes en 2005.
Fianarantsoa pourrait être intéressante pour l’installation d’une industrie sucrière, car des organisations paysannes produisent déjà de la canne à sucre.
Sur la Côte Est, de nouvelles mini-sucreries, spécialisées dans la canne à sucre biologique, sont en cours d’implantation. La production de sucre pour ces unités est estimée à 630 tonnes.
Selon les perspectives 2010/2011, on projette une augmentation de la consommation intérieure, de réduire les importations ( à zéro), de conserver les quotas d’exportation actuels et de conquérir d’autres marchés, en développant d’autres unités sucrières. Des investissements s’imposent, aussi bien pour les unités existantes que les nouvelles à mettre en place. Ces investissements concernent notamment la modernisation des usines et le renforcement de capacités des ressources humaines.
|
|
| Source : Le Quotidien, n°766 ; 14/04/2006, P. 5 |
| Date de dernière mise à jour : 27/06/2006 |
|
|

|
|

|
|
|
|